L’intégration du numérique en maternelle est une tâche très spécifique. Dans ma réflexion personnelle, je dégage quelques critères qui transforment le cadre de travail par rapport à la section primaire :

  • Les enfants ont une maturité différente : le travail en autonomie doit être abordé d’une façon différente
  • Temps de concentration limité
  • Excitation d’utiliser ces outils : généralement, l’usage des outils numériques provoque une vive excitation chez les élèves. Si les plus grands peuvent se contrôler, les plus jeunes laissent souvent exploser cette énergie. Il est alors difficile d’obtenir un travail efficace.
  • Si des tâches numériques sont parfois indépendantes de la vie réelle, le déploiement des TIC nécessite la majorité du temps de s’accrocher au réel par des manipulations. Ces manipulations sont encore plus importantes en maternelle.
  • Les gestes des élèves sont moins précis et plus brusques.
  • La lecture n’est pas un support sur lequel on peut s’appuyer, les activités doivent donc être pensées dans ce sens.

Au-delà de ces aspects, il est indispensable de penser le numérique en maternelle comme une activité complémentaire à des activités où les enfants entrent en interaction avec le réel : rien ne remplacera les manipulations concrètes.

Pour pallier à ces obstacles, on peut donc s’astreindre à quelques ajustements du contexte de travail :

  • Prévoir des activités courtes
  • S’assurer que le matériel est installé de façon à ce que l’élève ait une position de travail adaptée (pour lui faciliter les mouvements précis par exemple)
  • Fixer des règles de travail aux élèves précisent et au nombre limité
  • Choisir du matériel adapté aux élèves : robuste, maniable et rapidement compréhensible
  • Organiser des ateliers qui alternent les activités numériques et concrètes
  • Désactiver le pavé tactile des ordinateurs portables pour utiliser une souris : en effet, les enfants appuient trop souvent accidentellement sur le pavé tactile.

Si vous êtes référent numérique comme moi, il y a un aspect des choses extrêmement important lorsqu’on commence à faire des animations en maternelle : la continuité. En tant que référent numérique mon rôle n’est pas tant de proposer des activités aux élèves, mais de lancer les enseignants sur certaines voies. Avant d’entrer dans les classes, je prends le temps de faire des concertations avec le titulaire de la classe afin de comprendre les besoins tant des élèves que de l’enseignant. En parallèle, il est important de sonder le niveau de connaissance des enseignants pour soumettre des activités que cet enseignant pourra exploiter régulièrement. En synthèse, l’idée est de mettre les pieds à l’étrier tant pour la classe que pour l’enseignant.

Liste d’activités

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