Création d’une planche de bande dessinée

La bande dessinée est un souvent utilisée comme thème principal dans les projets scolaires. Grâce à ce thème, l’enseignant a la possibilité de développer des compétences importantes en français, tout en alliant le plaisir d’écrire et de lire : en effet, certains enfants réfractaires à la lecture ou l’écriture y trouvent plus de motivation.

Pour ne pas allonger le titre, je me suis contenté d’évoquer la bande dessinée, mais dans mon esprit, j’y englobe tous les genres : manga, comic strip, etc.

Résumé

Objectif(s)

Utiliser un logiciel / une application qui permet de créer une planche de bande dessinée., Inventer une histoire adaptée à la représentation sous forme de bande dessinée.

Discipline visée

Français, écrire

Âge cible

À partir de la deuxième primaire

Matériel

Ordinateurs ou tablette, connexion internet

Logiciel / application

BDnF, la fabrique à BD

Accéder à l’application

Plus-value TICE

  • Partage de la bande dessinée facile, apparence du travail soignée
  • Possibilité de revenir sur sa création pour la modifier, insertion de décors réels (photographies)

Je place cette activité sur le niveau « Modification» sur l’échelle SAMR.

Descriptif de l’activité

Je vous présente ici la façon dont nous avons construit l’activité en fonction de notre organisation, des élèves, etc. Je vous encourage à vous approprier l’idée pour qu’elle soit complètement adaptée aux besoins de tous les intervenants.

Avant de se lancer dans l’activité, il est essentiel d’avoir pris le temps de s’approprier l’application : je vous invite à créer votre propre animation pour vivre l’activité en tant qu’apprenant.

L’activité nécessite l’organisation de différentes séquences. Certaines sont essentielles pour atteindre les objectifs fixés. Au démarrage de l’activité, il est important que les élèves connaissent l’objectif final du projet.

Initiation à la bande dessinée

Avant ou en cours de projet, il est essentiel de découvrir les caractéristiques de la bande dessinée avec les enfants. Il y a quelques années, c’était une connaissance qui allait de soi. Aujourd’hui, beaucoup d’enfants ne connaissent pas les caractéristiques de ce support. Je ne vais pas aborder ici les séquences d’apprentissages liées à cette découverte puisque ce n’est pas l’objet du site. Je considère donc que les bases suivantes sont acquises :

  • Comprendre ce qu’est une bande dessinée
  • Comprendre l’ordre de lecture des cases et des planches
  • Connaissance du vocabulaire de base : planche, case, bulle.
  • Savoir qu’on peut utiliser des onomatopées (sans forcément connaitre ce mot compliqué).
  • Schéma narratif
  • Dialogues sous forme de bulles
  • Intervention du narrateur dans un rectangle

BDnf permet de créer différentes sortes de planches. En fonction du projet, il est opportun ou non de découvrir les différents types de présentations.

J’encourage aussi à contacter des auteurs de bandes dessinées. Plusieurs d’entre eux se font un plaisir de passer dans les écoles pour transmettre leur passion.

Présentation de l’application

J’ai réalisé une petite vidéo de présentation de l’application. Ce n’est pas le domaine où j’excelle, mais j’espère que cela vous offrira un support pour appréhender le logiciel ou vous donnera une impulsion pour vous lancer.

Découverte de l’application

Dispositif enseignant

  • Une tablette ou un ordinateur connecté à un écran ou un projecteur (via un câble HDMI ou un Chromecast).
  • L’application BDfn installée au préalable
  • Une connexion internet est nécessaire

Dispositif enfant

  • Ordinateurs ou tablettes
  • La découverte peut se faire en solo ou par binômes

BDfn a le grand avantage de fonctionner tant sur ordinateur que sur tablette. Néanmoins, j’ai fait l’expérience de cette activité en utilisant uniquement des ordinateurs. En effet, l’application n’a pas pu être installée sur les tablettes de l’école : performances trop faibles ou version d’Android trop ancienne. Je conseille donc de ne pas se limiter à des essais chez soi, mais de vérifier la compatibilité complète du matériel à disposition.

Pour cette étape de découverte, l’enseignant devra dissocier deux acquisitions différentes dans ses observations :

  • La capacité à utiliser le logiciel
  • La capacité à utiliser l’ordinateur

La version tablette est plus facile à appréhender, je pense, pour les enfants et j’aurais tendance à le privilégier si le matériel le permet.

Essentiels à dégager au niveau du logiciel

:

  • Les enfants doivent bien percevoir la différence entre représentations différentes :
    • Il y a la pièce de puzzle qui envoie le message
    • Et celle qui reçoit le message
  • Les messages permettent d’ordonner les différents programmes inclus dans l’animation : chaque personnage peut donc agir après ou avant un autre.

Essentiels à dégager au niveau des manipulations :

  • Comprendre comment glisser un élément pour le déposer ailleurs
  • Utiliser la souris / le pavé tactile pour certains mouvements :
    • Redimensionnement des éléments
    • Déplacement des éléments
  • Utilisation du clavier pour écrire de courtes phrases

Nous sommes ici au stade de la découverte. Certains enfants se sentiront tout de suite à l’aise, d’autres auront besoin d’un temps d’intégration. Je suis partisan de l’horizontalité de l’apprentissage : l’enseignant n’est pas omnipotent, mais collabore au même titre que les enfants à la prise de contrôle de l’application.

Il est essentiel que le matériel soit prêt avant la séance, surtout s’il s’agit des ordinateurs. Chaque poste doit être allumé et l’application ouverte. C’est un gain de temps précieux et cela économise une énergie substantielle.

Nous partons donc du principe que les enfants ont connaissance du projet qui est planifié. Ils doivent être informés que la séance ne sera pas une phase de création concrète, mais une simple découverte de l’application. Si au détour des découvertes un enfant finalise une bande dessinée, elle sera évidemment exportée et imprimée ou diffusée. Rien n’empêche d’ailleurs de laisser les enfants qui le souhaitent finaliser leur projet personnel pendant une pause.

Selon l’âge des enfants ou leur degré d’acquisition des outils technologiques, deux options sont possibles :

  • Commencer par une petite démonstration basique du fonctionnement.
  • Laisser les enfants découvrir le logiciel en autonomie.

On peut également diviser le groupe en deux. Certains auront peut-être besoin d’une explication, d’autres s’émanciperont rapidement. L’essentiel est d’instaurer un esprit de collaboration où chaque membre du groupe peut devenir un référent dans sa « spécialité ».

J’encourage le fait que les enfants aient à disposition un cahier pour y noter leurs découvertes. Cela permettra ensuite de faciliter la verbalisation :

  • En fin de séance, les élèves relisent leurs notes et les réorganisent pour en faire une synthèse finale. Avant, ils seront informés qu’ils devront partager leurs découvertes une fois que leur synthèse sera finalisée.
  • Le groupe met en commun les découvertes en les verbalisant à l’aide des notes structurées précédemment.
  • Les notes peuvent être enrichies par le partage des autres élèves.

Construction de la bande dessinée

Une fois que le logiciel et l’application ont été découverts, on peut passer au vif du sujet : la création de la bande dessinée. La taille de la bande dessinée est à adapter à l’âge et aux besoins des enfants. L’utilisation des TICE permet d’adapter à chaque élève et chaque groupe d’élèves pour que l’objectif soit accessible à chacun.

Pour commencer, il me semble important que les élèves aient accès facilement à la banque d’images proposée par BDnF. Il serait contraignant pour les élèves de devoir allumer l’ordinateur ou d’attendre d’avoir accès à une tablette. La construction peut très bien se faire sans les outils numériques : j’ai une préférence en tout cas pour cette option. En effet, s’il est tout à fait possible de laisser un élève créer au gré de son imagination, je crois qu’il est plus intéressant pour l’enseignant de privilégier une construction à l’aide d’outils bien réels : une carte mentale, un storyboard, etc.

Pour faciliter l’accès à la banque d’image, j’ai donc réalisé des captures d’écran pour les imprimer et les mettre à disposition des élèves.

Enfin, il me semble nécessaire qu’ils disposent également de la planche vierge en format papier. Je vous joint également ce document.


Accès à la banque d’images


Planche en 5 cases vierge

Ajout des dialogues

Il n’est pas indispensable de penser aux dialogues avant de commencer la création sur l’ordinateur. Au contraire, j’ai tendance à pense qu’il est plus facile d’imprimer le projet et de rédiger d’abord les dialogues au brouillon avec le projet devant soi. L’étape de la correction orthographique est importante et doit se faire en dehors de la création numérique. Une fois les dialogues finalisés, il sera plus aisé de les insérer dans le projet numérique.

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